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Au bout du couloir

au bout couloir

"Au bout du couloir" de Nikita Nakalo, 52', 2015, Production En Quête Prod/Les films de Lili
(En Développement - Repérages, recherche d'un diffuseur et de partenaires financiers en cours)

Quand ma mère était malade, je passais tous les jours lui rendre visite en vélo à l’hôpital de Tamatave. Pendant près de quatre mois, je faisais le même trajet sans jamais voir une plaque sur laquelle était écrit « Orphelinat Sainte Madeleine ». Ce n’est qu’un an après que j’ai découvert l’univers clos de cet orphelinat où vivent 24 enfants à l’écart du monde.

Synopsis

Quand ma mère était malade, je passais tous les jours lui rendre visite en vélo à l’hôpital de Tamatave. Pendant près de quatre mois, je faisais le même trajet sans jamais voir une plaque sur laquelle était écrit « Orphelinat Sainte Madeleine ». Ce n’est qu’un an après que j’ai découvert l’univers clos de cet orphelinat où vivent 24 enfants à l’écart du monde.

Protégés, hébergés, nourris et éduqués, par deux sœurs des Filles de Marie. C’est dans ce monde que j’ai décidé de faire ce film. Pour moi, filmer ces enfants, c’est montrer leur condition de vie difficile et tenter de saisir leur désir de liberté.

Intention

Ma mère nous a quittés. J’étais devenue orpheline. Mon grand-père m’a un jour conseillé d’apprendre la bible chez une amie à lui. Elle s’appelle sœur Marie Francesca. Mon grand-père m’a indiqué le lieu. C’était dans un centre religieux à Tanamakoa, c’est quand j’y suis allé pour la première fois que j’ai reconnu le lieu ; c’était l’endroit par où je passais lors des visites à l’hôpital. Un endroit qui ne m’avait jamais frappé. Quand j’y suis entré, je devais passer devant l’orphelinat avant d’atteindre l’autre bout qui était ma destination. Des enfants couraient de partout, des visages qui semblaient illuminés. Des yeux qui ne voulaient qu’une chose, qu’on posait des regards sur eux. C’était des orphelins ! Des enfants qui n’était pas si différents de moi au contraire qui étaient comme moi, des naufragés de l’amour parental.

Je suis devenue leur sœur, leur amie. Je me suis mise à m’intéresser à eux. Je commençais à leur rendre visite plus fréquemment. J’ai découvert un lieu qui semblait triste. J’ai vu le rythme de vie de ces enfants qui doivent se réveiller très tôt le matin pour participer au bon fonctionnement de l’orphelinat des petites de filles qui, portent des sceaux d’eaux plus grands qu’elles et qui semblaient être marquer et différencier des autres à cause de leur cheveux coupés comme les garçons. Ces petites filles jouaient souvent au Tantara, c’est un jeu qui consiste à faire parler les pierres en les heurtant l’un contre l’autre. Elles y racontaient leur vie, leur passé qui semblait les marqués et douloureux. Malgré tout, ces enfants essayaient de trouver le bonheur et le sens de leur vie.

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